"If we want peace in the world,
we also have to let our children be born in peace."
Angelina Martinez Miranda

Saturday, July 31, 2010

Le combat de Susie et la naissance de Fernando









Voici Susie, jeune maman de 25 ans avec son époux Enrique et leur premier enfant Fernando, né dans la douceur et la chaleur du soir á Temixco á 20h26, tous entourés par une équipe d'exception: Angelina, la super partera du Morelos, Aya la charmante doula d'Israel, Jeyleen and Sally, les deux sages-femmes de Californie et Myself, jeune partero en herbe oú par moments Angelina m'invite a certaines consultations et proposer des traitements de Gymnastique Sensorielle Périnatale, qu'elle et les femmes enceintes adorent. Mais où est Alice???

Encore une fois j'ai eu la chance de pouvoir assister et enregistrer tout le travail et le combat de cette guerrière qui sans hésiter á ma proposition elle a accepté tout de suite d'enregistrer son premier accouchement. Un vrai bonheur! Dommage pour toi Alice, faudra t'y faire un jour!!!
Tout s'est passé á merveille pour eux et les moments d'intensité, ayant été plusieurs ne seront pas décrit cette fois-ci dans cet article, mais présentés dans le film. Eh oui, je suis navré. Il y a beaucoup á raconter. Mais je prendrais tout de meme un petit temps pour vous inviter á observer l'expression de Susie dans les photos, pour vous faire ressentir á quel point elle était intériorisée et profondement en communication avec son bébé pendant tout le travail. Dans les moments difficiles et les plus douleureux elle fermait les yeux et commencait á communiquer avec Fernando, encore dans son ventre, sur le chemin vers la vie, et lui disait:
- vas-y mon amour, aide-moi....
Aide ta maman... Je suis lá, viens mon bébé....
Je t'attends, Viens Fernando que j'ai envie de te serrer dans mes bras....
Puis des moments de doute, des moments oú les forces commencent á manquer:
-Angelina!!! Je ne vais pas y arriver. J'ai mal... J'ai peur Angelina!
Angelina les rassure toujours les femmes qui viennent la voir. Il n'y a pas un moment oú elle les laisse entrer dans la panique. Avec sa voix douce, calme et aimante lui dit tout le temps:
- Mais bien sur tu vas y arriver. Tu es une guerriere. Tu es faite pour donner la vie. Vas-y ma vie. Parle avec ton bébé. Dit-lui ce dont t'a besoin qu'il fasse. Ne parle pas avec moi, communique avec lui.
Parfois des pleurs dûs á la douleur, la crainte de ne pas reussir, puis sudainement un grand sourire. Tout son combat est fait de ces vagues d'émotions qui nous concernent nous tous.
Nous sommes tous lá avec elle et avec son bébé aussi. Tout le monde passe pour lui donner un coup de main, pour un massage, pour lui verser de l'eau chaude sur les épaules pour la soulager. Même moi avec la caméra dans une main je participe comme je peux avec l'autre main qui est libre et toujours disponible pour lui serrer la main, pour ventiler un peu la piêce et les gens qui l'entourent avec un éventail en paille... car dans la chambre fait vraiment, trés trés chaud!!!
Voilá, juste pour vous présenter briévement le cadre de cette merveilleuse naissance que, vous verrez dans le film, c'est vraiment trés doux et profondement émouvant... et je ne vous cache pas le fait que quelque larme m'est échappée aussi de mes yeux pendant son travail.
Voilá, chers amies et amis. Desde Cuernavaca pour l'instant c'est tout.
A bientôt pour des nouvelles nouvelles.
Maurizio

Angela - La première naissance naturelle filmée du docu



La jeune Eudoxia a ouvert les portes à la vie de Angela ce matin 20 mai 2010 à l'hôpital civil de Oaxaca à 10h00. Ma journée de hier a été ravifiée par la naissance de cette petite graine de vie qui est née tout en douceur dans le couloir de l'hôpital devant quelque médecin et la présence bienveillante, calme et rassurante du Dr. Quintero. La maman en plein travail m'a donné l'authorisation de la filmer et de pouvoir utiliser ces quelques images de son deuxième enfant pour notre documentaire.
Moi je venais tout juste d'arriver en maternité ce matin avec encore la marque de mon oreiller sur la joue, les yeux encore entre-ouverts et le poids de mon gros sac pour la caméra sur mon dos qui me semble devient de plus en plus lourd.
J'arrive au quatrième étage et je rencontre tout de suite le Dr. Quintero en même temps que derrière lui j'entends les cris d'une femme... quelque chose me fait croire que bientôt la démographie de Oaxaca augmentera d'un plus 1.
Il me voit et il me dit:
- T'a envie d'enregistrer un accouchement naturel?
Et moi encore dans mon nuage de sommeil je lui dit:
- Euhm... Ben oui! (en espagnol bien sûr!)
- Alors prépare tout de suite ta caméra et passe par ici derrière cette salle sans mettre de bluse. (pas le temps)
- Oui mais, est-ce que la maman est d'accord?
- je vais lui demander...
Il lui explique en gros ce que je suis entrain de faire, et elle accepte sans broncher. Je crois que c'est aussi parce que à ce moment-là elle avait des soucis beaucoup plus importants que moi.
Elle était accroupie sur le lit avec le visage contre le dossier avec, à côté d'elle, le Dr. Quintero qui la masse, lui caresse les bras et le dos pour la soulager et la rassurer. Il lui parle tout doucement et essai de la guider pour pouvoir accompagner les contractions et le bébé.
L'ambiance dans la maternité aujourd'hui était beaucoup plus soft. Moins des naissance ce matin et le personnel médical plus relax aussi.
Le bébé commençait tout juste de pointer sa fontanelle vers la sortie. Derrière la jeune Eudoxia une autre jeune obstétricienne prête à accueillir Angela qui tantôt avançait tantôt reculait dans son chemin vers la vie. On voyait sa tête pointer plusieurs fois entre les jambes de sa maman et puis après un cri de douleur, disparaître à nouveau jusqu'à ce que le Dr. Quintero se met en face d'elle, lui prends les deux mains et lui dit: - Vas-y, accroche-toi à moi et on va pousser ensemble, prends ton temps, respire calmement...
Et ainsi Angela se laisse gentiment sortir de toute sa tête que la jeune médecin prends avec ses mains et l'aide à sortir tout son corps. Premier cri de bataille pour la vie! je suis née! je suis là aussi!
En la voyant sortir de cette manière-là j'ai ressenti comme un soulagement dans moi comme si moi aussi je l'avais accouchée.
Un soulagement qui était dû probablement à plusieurs facteurs dont un était lié à ma journée de hier qui en quelque sorte m'avait un peu plombé dans mon espace interne.
Un autre facteur de ce rélâchement dans mes trippes était aussi dû au fait que j'avais repris un peu plus de confiance en cette ambiance institutionnelle qui se trouve souvent dans les hôpitaux.
Mais au dessus de tout je crois que c'était aussi l'attitude et la douceur du Dr. Quintero qui m'a beaucoup touché car au vrai dire j'ai été un peu dérangé vers la fin par les autres jeunes médecins (3 ou 4 tout au plus) entourer tout de suite, avec leurs soins un peu invasifs, la maman et le bébé, ce qui m'a empêché de pouvoir continuer à filmer certains passage. Mais le Dr. Quintero insistait beaucoup. Il leur disait, ok maintenant laissez le bébé sur la poitrine de sa maman, laissez-les se réposer. Par moment il regardait si Angela aurait déjà pu commencer à tetter mais ce n'était pas le moment.
Ses petits yeux regardaient, éprouvés ou épuisés par l'effort de sa naissance, la silouhette du visage de sa maman. Sa bouchette ouverte, réspirait ses premières bouchées d'air et ses petites narines capturer l'odeur émanant de la peau tendre du sein de sa maman. Ses petites mains palper de manière encore désordonnée le moelleux de cette étendue de peau qui réchauffée la sienne. Le Dr. Quintero les a laissées autant que possible ensemble dans cette peau à peau, qui lui aussi le dit, fait autant du bien à la maman qu'au bébé.
D'où vient le choix du Prénom de Angela? Devinez?
Une autre idée du Dr. Quintero. En fait la maman n'avait pas encore pensé à lui trouver un prénom. Je crois qu'elle aurait bien aimée voir avec son mari. Donc Quintero lui dit: Ecoutez! en attendant vous pouvez l'appeler Angela, comme moi. Moi je m'appelle Angel et en plus c'est un prénom qui est très beau et la protégera durant tout ce temps.
Nous restons à parler avec la maman un certain temps et en début d'après-midi je lui ai apporté un rebozo acheté à une jeune fille dans la rue pour la remercier de ce très beau moment qui m'a réconnecté avec un lieu en moi un peu plus doux.
En effet oui, j'ai assisté pour la première fois à un vrai accouchement naturel. Ça m'a fait un grand bien.
Et vingt minutes après devinez ce qui se passe derrière moi? Une autre maman est sur le point de donner la naissance à des triplés.
Le Dr. Quintero me regarde et me dit avec un grand sourire (il souriait plus par le fait que lui aussi était satisfait de l'accouchement et que j'ai pu le filmer car il y tenait que je parte avec des belles images):
- Il va y avoir un autre accouchement. Ces sont des triplés. ¿T'a envie de filmer celui-ci aussi?
- Euhm... je suppose que ça va être une césarienne, non?
- Eh oui! Malheureusement oui, on est obligés.
- Non, merci. Je crois que les deux césariennes de hier me suffisent et aujourd'hui j'ai trouvé ce que je cherchais et je préfère en rester là.

En quête d'un accouchement humanisé





Bien chers amies et amis qui nous suivez depuis le début de ce voyage... wow! bientôt deux mois! Je suis à Oaxaca depuis seulement deux semaines et je voulais attendre jusqu'à ce jour avant de vraiment écrire le prochain article sur le blog. Merci à vous toutes et tous pour votre support et messages d'encouragement. Cela fait du bien de garder tout de même des racines quelque part dans le monde lors de ce voyage.

¿Pourquoi attendre aujourd'hui pour vous écrire cet article? C'est surtout parce que la situation de Oaxaca prends un certain temps pour vraiment la comprendre. Ce qui ne veut absolument pas dire que maintenant j'ai compris ce qui se passe, bien au contraire. C'est vraiment très complexe et jour après jour je me rends compte que tout avance et se contredit à chaque fois et il faut toujours revenir en arrière pour voir s'il n'y a pas eu une coche qui a été loupée. En tous les cas J'ai eu envie d'attendre cette journée particulière qui m'a aidée a faire le point sur certaines choses qui ont été dites par certains et désapprouvées par d'autres... et dont moi je m'en doutais aussi. mais au final de tout enfin, J'aimerais bien savoir comment on va s'y prendre pour faire le montage vidéo de ce docu car je pressens la difficulté à lui donner un fil conducteur. Mais je nous fais confiance...

Dans ma chambre, seulement pour le chapitre Oaxaca j'ai une quinzaine des cassettes pleines d'intervistes vraiment intéressantes, manifestations de peuples autonomes en lutte en ville, fêtes traditionnelles avec des costumes absolument magnifiques, visites dans les pueblos aux allentours de Oaxaca... à croire que pour l'Etat de Oaxaca on pourra lui faire un film à lui tout seul.

Mon séjour à commencé avec la première intw du Dr. Bernal, partero et résponsable de la section de médecine traditionnelle auprès de la secretereia de la salud de Oaxaca. "Grand chevalier battant pour l'accouchement humanisé". Dans le film vous comprendrez pourquoi les "entre guillemets". Je ne vais pas tout vous raconter tout de même.

et ensuite une visite de trois jours à la jeune Bertha de 17 ans, partera diplômée à l'école de Luna Llena, qui vit à Santa Maria Alotepec (Alotepec signifie "La terre des Guacamayas" - ces sont les beaux perroquets (les haras) rouge et bleu qu'il y avait jadis dans le temps dans ces belles montagnes embrumées...

Alotepec se trouve à 4 heures de route de la ciudad de Oaxaca. En passant par Ayutla, dernière ville carrefour avant d'entreprendre le chemin périlleux vers les hautes montagnes. J'aurais bien aimé la présence de Alice pòur m'aider à filmer ce chemin et vous montrer dans quelles conditions les femmes enceintes de Alotepec, prises en charge par el centro de salud, parfois en plein travail d'accouchement doivent entreprendre à bord d'une ambulance pour arriver à l'hôpital le plus proche qui se trouve entre 3 et 4 heures de route du village. Aux dires de Bertha, ces déplacements en ambulance ne servent strictement à rien car la plus part d'entre elles accouchent directement à bord du véhicule. Mais les médecins du centre de salud du village comme ne connaissent strictement rien en grossesse, comme le disent aussi Araceli Gil et Cristina Galante de l'école de parteras de Oaxaca, dès qu'ils voyent une femme à fond dans ses contractions, croyent qu'ils s'agit d'une complication ou d'une urgence et donc 1 plus 1= Hôpital et hop! césarienne.

Pour celles et ceux qui ont déjà entrepris un voyage en Amérique Latine, vous devriez sûrement connaître ces routes où en plein milieu de la route vous trouvez moitié de la montagne qui a décidé, probablement en plein milieu de la nuit, de vouloir traverser la route mais qui s'est arrêtée tout juste au milieu. Ce qui va vous obliger d'entrer dans la voie opposée pour vous faire rencontrer probablement soit un gros bloc de roche, soit un cratère grand comme un canyon soit un âne ou une poulle solitaire. Et puis d'autres bouts de route qui soudainement ont disparue tout au fond de la vallée....et Dieu sait s'il n'y a pas eu quelque être-humain qui la suivie aussi!?!

Mais le plus excitant du voyage entre Alotepec et Ayutla ces sont. ce qu'on appelle ici, le Topes! Qui ne sont pas des animaux qui vivent sous-terre, mais bel et bien des very Big systèmes de rallentissement de vitesse, (en France je crois qui s'appellent les dos d'âne) situés à peu près tous les 50 et 100 metres... mais grands comme des bosses d'éléphant! ce qui a, à mon avis a tant d'avantages que d'inconvenients.

Pour les avantages je penses qui sont utiles surtout pour détecter et éviter d'avance les poulles, les dindons et les ânes qui se trouvent sur votre route (à voir éventuellement quelques enfant égaré par sa maman qui cuisine ses frijoles pour les passants).

Pour les désavantages je ne peux pas m'empêcher de vous inviter à mettre dans la peau d'une femme enceinte en plein travail, obligée en plus de rester allongée dans l'ambulance qui zigzagotte entre une roche et un dindon et pour éviter aussi les cratères... rallentie et sécouée par les sursauts provoqués par les centaines des topes situées tout au long du voyage durant trois heures chronos du village à la ville. Tout en sachant qu'en une situation comme celle-ci, une situation d'urgence ne veut absolument plus rien dire car la bagnole n'avancera pas plus qu'à la vitesse de 40 ou 50 Km/h!!! Et qui beaucoup les disent ici, il y a des femmes qui meurent pendant ces trajets... parfois d'hémorragie et d'autre fois pour causes encore inconnues.

Bon, c'est un chapitre vraiment particulier et j'aurais vraiment aimé l'exposer dans le film car une jeune partera comme Bertha, prends petit à petit ses marques dans son village, mais de manière très lente car le centre de salud de Alotepec prends un certain monopole sur la prise en charge des femmes enceintes. En discréditant son utilité dans le village et ses compétences de partera profitent juste de l'argument qu'elle est trop jeune pour prendre soin d'une grossesse et d'un accouchement.

Enfin je ne voudrais pas dire que Bertha vaut mieux que le centre de salud de son village, mais c'est juste un positionnement unidirectionnel où on peut facilement voir qu'il y a très peu de disponiiblité d'un côté pour aller rencontrer l'autre sur le même niveau ou comme le dit encore Araceli: une rencontre plus "horizontale".

D'autes intervistes très intéressantes et vraiment passionnantes comme celle de Araceli et Crisitna de Nueve Lunas vaulent vraiment la peine d'être vue en entier. Ces sont deux femmes absolument extraordinaire, passionnées par leur travail et mûes par une complicité vraiment tendre et forte à la fois.

Et ensuite nous arrivons à ma grande journée d'aujourd'hui. Après seulement quelque jour de trattative avec les médecins du sécretariat de la salud et avec le directeur de l'hôpital Civil de Oaxaca ville, en grande exclusive, j'ai eu l'approbation de leur part pour que j'aille visiter la salle d'acocuchement de l'hôpital et voir finalement le fameux projet annoncé par le Dr. Bernal concernant "el parto humanizado". Bon, finalement je vais vous en parler un peu ici.... cadeaux!

Ce qui à la base devrait être une grande revolution pour le système de santé de l'Etat, au service de la femme enceinte et du bébé au fond n'est rien d'autre qu'une sorte de nouvelle table d'accouchement où la femme peut y gramper, s'accrocher avec les mains et rester accroupie si elle le souhaite et éventuellement déambuler dans les couloirs si ses conditions physiques sont propices.

Dans la maternité j'ai été confié au Docteur Quintero. Obstétricien et chirurgien (vous pouvez nous voir ensemble dans la photo). C'est vraiment un très bon docteur et une très belle personne qui m'a fait part de sa difficulté à vouloir faire passer concrètement certaines moeurs et manière d'accoucher dans son étage de l'hôpital. Je n'ai pas passé plus de quatre minutes avec lui avant qu'il ne me fasse comprendre et voir par mes propres yeux ce qui se passe réellement au quatrième étage de l'Hôpital Civil.
Seulement 6 médecins pour 14 femmes toutes sur le point d'accoucher. Des éspaces absolument insignifiants pour ces femmes si elles ont besoin de bouger. les couloirs sont pleins à craquer et les bébés sortent à la rafale. 40 accouchements par jour en moyenne, me dit la cheffe du service de maternité.

Bref, j'ai été invité à filmer deux accouchements. Et ben non! pas de cadeaux pour moi! 2 césariennes en une seule matinée! La première ce fût une paire des jumeaux!

J'ai enchaîné avec une interview sur le paillasson de la salle de chirurgie avec le Dr. Quintero qui partageait l'événement en une discussion professionnelle avec quatre autres sages-femmes américaines venues pour observer:

- Pourquoi une césarienne pour cette femme?

- Et bien. C'est la loi qui nous l'impose. Une femme qui attend une paire des jumeaux accouchera obligatoirement par césarienne. C'est un système de sécurité pour préserver la vie de la maman et des bébés. Nous en tant que médecins nous ne pouvons pas s'imposer à la loi. Ça c'est le Mexique.

- Ok, mais la question ce serait de savoir pour moi si cette femme aurait pu accoucher par voie naturelle ou pas?

- Oui. Probablement oui. Mais en plus il y a eu un problème avec l'anésthésie... nous n'aurions pas pu prendre des risques.

...

La suite, dans le film.

La salle de chirurgie, à portes grandes ouvertes donne sur les couloirs (ou dépôts) où on peut trouver un peu de tout comme des pantoufles sans propriétaires, des emballages jétés par terre, de la nourriture finie à moitié par le corps médical (presque tous des jeunes étudiants voulant faire carrière). Les tissus pour couvrir les chaussures, usés et posés sur les lits qui serviront à aller en salle d'accouchement avec les mamans. De la musique Rock en salle de chirurgie qui sort d'un Natel d'une jeune étidiante en même temps que la maman allongée sur la table vient de subire une césarienne et d'être cusue par les chirurgiens...

Le comble de toute cette histoire ce qu'on me dit de ne pas me rapprocher trop de la table avec la caméra parce que je pourrais infecter les instruments avec mes microbes et donc contaminer la maman. Alors que derrière moi la porte n'a pas de portes et les courants d'air vont et viennent dans les couloirs en passant par la prise d'aeration de la salle qui se trouve tout juste au dessus de la tête de la maman!!!!!

Enfin un cadre vraiment cohérent avec la campagne de publicité proposée par le secretaria de la salud qui se promeut: Por un parto limpio!
Voulant faire croire que seulement les parteras traditionnelles vivent dans la crasse.

Bon, j'ai été invité pour une deuxième journée de tournage en salle d'accouchement demain matin en éspérant de rencontrer au moins une femme qui soit d'accord de me montrer un accouchement naturel. Deux césarienne d'un coup en l'espace de seulement 3 heures ça fait un peu trop pour moi. Je ne vous cache pas mon envie en ce moment d'être à Cuernavaca  et voir un accouchement Nature avec Angelina.

Je vous laisse aux images de ma journée.

A tout bientôt
Maurizio

Dans le prochain épisode une rencontre vraiment speciale avec un docteur du Secretaria de la salud qui a décidé de m'offrir une interview Anonyme où il souhaite dénoncer le Gouvernement Mexicain et dévoiler ses plans cachés de capacitation de parteras où il était lui aussi impliqué...
J'ai déjà parlé avec lui un moment dans un bar à Tacos où on s'était rencontré. C'est vraiment très excitant et intéressant ce qu'il a à dire.

Wednesday, July 28, 2010

OMIECH et le Musée de la Médecine Maya



Nous nous retrouvons en compagnie des coordinatrices de la section "Mujeres y Parteras de Chiapas" au sein du Musée de la Médecine Maya, avec Micaela Icó Bautista et sa secrétaire Bassilia.

OMIECH (Organización de Medicos Indigenas del Estado del Chiapas) réalise des rencontres entre médecins indigènes et parteras traditionnelles dans l'état du Chiapas et d'autres états du Mexique.

Ces rencontres permettent, dans la section "Mujeres y Parteras" du Musée, de promouvoir l'échange et l'élargissement des connaissances dans le domaine de la santé, de la femme en générale et autour de la naissance et ceci afin de diffuser et préserver le savoir médical traditionnel.

Ces échanges entre les différentes parteras indigènes, comportent: la connaissance, l'utilisation et l'application des plantes médicinales au service de la grossesse et les differentes formes de réaliser son propre processus thérapeutique dans les pueblos des montagnes qui, la plus part des fois, ne peuvent pas accéder aux soins les plus basiques.

Les principes d'OMIECH touchent au plus prés l'objectif et l'essence de ce documentaire se souciant principalement de l'avenir des sages-femmes traditionnelles dans le Chiapas.

Ne recevant plus de soutien et des dons par les autres organisations étrangères ni par le gouvernement Mexicain, le Musée et OMIECH ont été contraint de supprimer leurs ateliers de leurs programmes annuels.

Ces pour ses raisons que nous avons décidé, en accord avec Micaela Icó Bautista, de créer un projet de partenariat avec elles et OMIECH afin de soutenir leurs ateliers de rencontre et d'échange entre parteras pour que ce savoir puisse continuer à vivre et à se transmettre dans les années à venir et pour que les sages-femmes professionnelles d'autres pays puissent accéder à ses connaissances en participant aux ateliers et donc continuer à élargir son propre savoir en apprenant en contact avec des parteras traditionnelles.

L'objectif de ce partenariat?

Récolter des dons qui puissent les aider à assurer la mise en place de ces ateliers, trois fois par mois, et à leur fréquentation pour une durée d'une année (renouvlables à chaque année).

Pour les dons, il est proposé une participation libre à l'aide du système de payement sécurisé Paypal dont il a été crée un compte allant dans ce but .

Rendez-vous tout en bas de la page de ced blog et cliquez sur le bouton correspondant à votre pays d'appartenance.

Pour plus de renseignements concernant OMIECH et le Musée de la Médecine Maya merci de vous rendre directement sur leur site:

http:/www.medicinamaya.org/

Toute générosité sera toujours la bienvenue et remerciée par une mention particulière dans le générique à la fin du film.